La NASH : Fléau du siècle ?
Santé

La stéatohépatite non alcoolique ou NASH est la forme grave de Nonalcoholic Fatty Liver Disease (NAFLD), un terme qui désigne un spectre de pathologies caractérisées par l’accumulation de graisse dans le foie ne résultant pas d’une consommation excessive d’alcool.

Il est admis que la NAFLD et la NASH résultent d’un régime alimentaire déséquilibré, riche en sucres et en graisses, et d’un manque d’exercice physique. Les diabétiques encourent plus de risques de développer une NASH.

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement homologué. La maladie peut à terme conduire à des complications graves à l’intérieur du foie, comme la cirrhose et le cancer, mais c’est aussi un facteur de risque cardio- vasculaire.

La NASH devient l’une des maladies du foie les plus courantes, en conséquence de l’épidémie mondiale d’obésité. 40% de la population adulte française est en surpoids et 17% est touchée par l’obésité. 25% des français ont un foie présentant trop de graisse. Un quart d’entre eux vont développer une stéatohépatite grave débouchant dans près de 25% des cas en une fibrose hépatique avancée (soit environ 300 000 personnes). La fibrose hépatique peut elle- même se compliquer en cirrhose ou en cancer du foie.

On estime que la maladie est actuellement responsable de 2500 morts par an en France. Aux Etats-Unis, la NASH est devenue la première cause de greffe du foie. On manque désormais de foies pour faire face à l’explosion des besoins.

La NASH apparaît comme une maladie sociétale découlant d’un accroissement de la sédentarité et d’une alimentation trop riche en graisses et en sucres au même titre que les maladies cardiovasculaires et le développement du diabète de type 2.

On peut estimer que l’augmentation rapide du nombre des personnes souffrant des formes les plus graves de la NASH résulte d’un meilleur traitement des maladies cardio-vasculaires. En caricaturant, la NASH touche pour partie les survivants des maladies cardiovasculaires.

L’épidémie mondiale d’obésité qui en est la cause est d’autant plus inquiétante que des études sur le modèle animal ont mis en évidence des phénomènes d’épigénèse, c’est-à-dire des changements d’activité des gènes transmis aux générations suivantes chez les animaux en surpoids.

La NASH_Fleau du siecle

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