La crise économique trouve son origine dans le secteur bancaire et cette étude détaille les mécanismes qui ont conduit aux dérèglements que nous avons connus ces dernières années. Notre analyse est qu'il faut rétablir le métier des banques dans sa spécificité et encadrer les comportements spéculatifs inhérents à l'économie de marché de façon à empêcher qu'ils n'engendrent une crise financière de grande ampleur.

La crise financière qui secoue la planète est une crise grave dont personne ne connaît encore l'issue. Cette crise financière est devenue une crise globale qui touche désormais l'économie réelle, l'immobilier et maintenant tous les secteurs économiques et imposent aux pouvoirs publics des interventions sans précédent et de trouver des solutions pour l'avenir.

Face à ces secousses, et même si les crises ont toujours fait parties de notre système économique, le capitalisme est en question. Le Président de la République s'est exprimé en des termes très durs, notamment dans son discours de Toulon en septembre 2008, pour dénoncer les dérives du capitalisme et les excès de certains de ses représentants : « ce système où celui qui est responsable d'un désastre peut partir avec un parachute doré, où un trader peut faire perdre 5 mds € à sa banque sans que personne ne s'en aperçoive, où l'on exige des entreprises des rendements trois ou quatre fois plus élevés que la croissance de l'économie réelle, ce système a creusé les inégalités, a démoralisé les classes moyennes et alimenté la spéculation sur les marchés de l'immobilier, des matières premières et des produits agricoles. Mais ce système, il faut le dire parce que c'est la vérité, ce n'est pas l'économie de marché, ce n'est pas le capitalisme ; la crise financière que nous connaissons aujourd'hui n'est pas la crise du capitalisme. C'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui en quelque sorte a trahi l'esprit du capitalisme ». Cette prise de position montre la dimension très politique de la crise, surtout ces dernières semaines. La campagne électorale américaine a depuis un an renforcé les critiques et les propositions de réformes pour mettre en place de nouvelles régulations qui répondent aux préoccupations légitimes des Américains face aux conséquences de la crise des subprimes.

Rappelons nous que la crise de 1929 avait été le point de départ d'un encadrement beaucoup plus strict des activités financières aux Etats-Unis avec la mise en place du Glass-Steagall Act qui a profondément influencé l'organisation des activités financières aux Etats-Unis et dans le monde jusqu'aux mouvements de dérégulations entamés dans les années 80. Et au-delà des changements réglementaires, cette crise avait fortement influencé les modèles économiques et politiques qui ont prévalu durant le XXe siècle.

Aujourd'hui la démagogie guette, la tentation est grande de rejeter le capitalisme et avec lui ses contributions au développement de notre économie. La Fondation Concorde a souhaité mettre à profit cette période d'interrogation pour déterminer des pistes d'évolution pour le système capitaliste, pour le sauver de ses excès et défendre le capitalisme productif face à la crise.

Ce rapport fait le diagnostic de la crise actuelle et des risques qu'elle porte. Il analyse le rôle des banques en tant qu'intermédiaire économique et fait plusieurs propositions pour redresser le système capitaliste et l'encourager à intervenir en soutien de l'économie et des PME. Il a pour but d'apporter une réflexion dans une perspective de mesures à moyen et long terme et une contribution au nouvel ordre financier mondial en gestation. Il n'a pas pour objet d'apporter des réponses de court terme pour desserrer l'étau qui pèse sur l'économie et les PME particulièrement.

Téléchargez ici l'étude

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