Logement : libérer un secteur essentiel pour l’économie et le pouvoir d’achat
Industrie et territoires

Le gouvernement a annoncé une réforme en profondeur de la politique française du logement. Sont notamment annoncées des pistes concernant une réduction des APL, l'encouragement au surloyer dans les logements sociaux, ou encore une incitation à la mobilité au sein du parc social.

La France dépense chaque année 2% de son PIB pour la politique du logement. Si la construction et l'achat de nouveaux logements semblent repartir à la hausse grâce aux taux d'intérêt bas, il reste encore 4 millions de personnes qui souffrent du mal logement. A ce titre, la Fondation Concorde présente ses 17 propositions de réformes répondant aux objectifs suivants : 

  • Créer un statut du bailleur privé : plutôt que de continuer dans une politique de construction de logements sociaux, incitons les particuliers à investir dans le logement en stoppant l'inflation normative et en allégeant la fiscalité.
  • Passer d'une logique de logement social à celui de ménage social : supprimer les intermédiaires, en allouant les aides directement aux ménages, et non plus aux organismes sociaux, pour laisser plus de liberté dans la recherche d'un logement.
  • Optimiser le parc existant : rénover 1% du parc existant correspond au volume de construction d'une année entière. Un simple allègement des normes serait beaucoup plus efficace que la dépense publique.
  • Alléger la fiscalité sur le logement : la fiscalité française sur le logement est la plus forte d'Europe. Depuis 2000, la taxe foncière a notamment été multipliée par 2. Un plafonnement de cet impôt est nécessaire pour encourager à la propriété.