Pourquoi Nicolas Hulot a eu raison de renoncer
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Le jeudi 30 novembre, la Fondation Concorde recevait Rémy Prud'Homme, professeur d'économie émerite à l'Université de Paris XII et auteur de l'ouvrage "Le Mythe des Energies Renouvellables" (édition Artilleur) pour discuter du sujet de la transition énergétique et de ses dernières actualités. 

"Beaucoup de ceux qui parlent et qui décident ne cherchent pas à savoir quelles sont les conséquences économiques de leurs décisions alors qu'il est primordial de le faire" expliquait Répy Prud'Homme pour introduire son propos. Or, la principale conséquence d'une mise en oeuvre d'un programme important d'énergies renouvellables (électricité éolienne et photovoltaïque) est la forte croissance des prix de vente de l'électricité pour les ménages. 

Notre nouveau ministre de l'environnement, Nicolas Hulot, a affirmé « qu'il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables ».

Pour prendre des décisions sur ce sujet qui engage toute la politique énergétique de la France et plus largement sa situation économique, la "passion religieuse" est-elle une attitude qui convient ?

Les douze pays précurseurs dans le domaine des énergies renouvelables, parmi lesquels l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark ou l'Italie, présentent des résultats environnementaux et économiques guère encourageants.

A titre d’exemple, l’Allemagne est le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre dans l’Union européenne -plus du double de la France-  et c’est aussi celui -avec le Danemark- ou le prix du kHw en € est le plus élevé. Sa transition énergétique constitue ainsi un échec environnemental et économique certain.

La France doit-elle suivre la même transition énergétique ?  Il est sérieusement permis d’en douter.