Renforcer les petites industries / Organiser les réseaux de proximité et revitaliser l’économie d’en bas
Industrie et territoires

Organiser les réseaux de proximité et revitaliser l'économie d'en bas
C'est l'effort de chacun et l'esprit d'entreprise qui doit l'emporter dans cette économie "d'en-bas" composée d'une multitude de petits entrepreneurs indépendants, d'artisans, de commerçants, de petites industries qui deviendront les grandes entreprises de demain, et qui, les uns et les autres, avec les acteurs locaux, depuis toujours, structurent nos territoires. Aussi, ce rapport propose des mesures permettant de décentraliser l'initiative, de libérer les énergies, et ainsi, de revaloriser l'économie locale.

En ce début de XXIème siècle, nous disposons de formidables moyens pour réussir, pour éviter les conséquences des cortèges de fermetures et de désillusions qui contribuent à affaiblir notre richesse globale, pour offrir de nouvelles opportunités dans chaque territoire à des populations à qui nous pouvons redonner confiance. Les réformes que nous proposons dans cet ouvrage, passent par la décentralisation de l'initiative économique, et l'officialisation d'un concept nouveau : "la gestion prévisionnelle des activités et des emplois" dans chacun de nos tissus économiques.

Redonner du "sens" à l'économie

Ces réformes qui entraîneront la mise en mouvement des acteurs ne sauraient passer inaperçues du grand public. La mise en place, par exemple, de stratégies locales pour les activités et l'emploi ajustés sur des objectifs et des projets, gérer par de nouvelles compétences, redonneront confiance à tous ; elles apporteront un formidable crédit à ceux qui les mettront en oeuvre à commencer bien sûr par les pouvoirs publics et les responsables qui en prendront l'initiative. Il n'existe pas aujourd'hui d'autres formules plus efficaces respectant la liberté des entrepreneurs et remplissant des objectifs d'intérêt général que la mise en place de ces politiques locales qui, en définitive, redonneront du sens à l'économie.

Dans une période difficile marquée par une offre d'emplois insuffisante, un chômage chronique des jeunes et des décalages croissants de richesse entre zones, il n'est pas possible de rester inerte. Face aux réalités pénibles des situations, à l'urgence politique, les pays les plus libéraux doivent savoir offrir des solutions imparfaites, certes, nécessairement temporaires, mais toujours préférables à celles que proposent des étatistes résignés ; on ne peut faire pire en effet que d'organiser l'entrée chaque année de dizaines de milliers de jeunes dans une "sous-bureaucratie", on ne peut laisser des poches de chômage persister indéfiniment, des gisements d'emplois inexploités ; voilà le sens des projets présentés dans la troisième partie ; ils n'oublient jamais de placer l'entreprise au centre des enjeux.

Ainsi, pour soutenir le dynamisme de nos "économies-territoires", pour tenir compte du décalage entre le niveau de modernité des zones urbaines et rurales, souvent nié, mais fortement ressenti dans notre pays, qu'il s'agisse de l'habitat de nos petites villes et villages globalement moins avancés, nous estimons qu'un programme long et lourd d'investissement est nécessaire. Réservés aux départements et aux cantons ruraux, et maintenant aux communautés de communes, transitant par les petites collectivités, ces projets, qui devraient être réalisés par les PME locales, rempliraient cet objectif de rattrapage, et irrigueraient puissamment les activités, redonnant ainsi des capacités appréciables d'emplois pour les  populations les plus isolées. Nous suggérons qu'une partie du produit des privatisations serve en priorité à cet engagement et que les aides Européennes disponibles y soient consacrées. Enfin, ces différentes mesures de caractère local nécessaires au développement économique doivent permettre de prendre plus facilement en compte, grâce aux réseaux d'entreprises et aux nouvelles formes de partenariat, le sort des salariés les plus vulnérables, ceux de nos industries, de nos usines, directement exposées aux conséquences de la mondialisation. Dans une société compétitive évoluée, ces salariés doivent bénéficier de sécurité en termes de revenus et d'emplois. Aussi, nous suggérons la création d'un "fond local" qui serait géré conjointement par les entreprises et les pouvoirs publics et qui relaierait les mesures déjà prévues par les partenaires sociaux.

Cette implication de tous les partenaires et des réseaux locaux est un ciment nécessaire à notre effort global de production et c'est à ce prix que notre pays pourra aborder avec sérénité la mondialisation et ses conséquences.

L'ensemble de ces propositions "libérales-locales" permettront du même coup de redonner à nos grandes entreprises, locomotives de notre économie, des racines revitalisées et des bases pour rester conquérantes ; c'est une autre raison de consolidation de nos petites entreprises, par ailleurs véritable colonne vertébrale de nos économies locales.

Ce que nous proposons dans ce document, ce sont des projets qui permettent de prendre à bras le corps le problème de l'emploi.

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